Passé (dé)composé

Quelques traces pour moi importantes (Parmi d'autres, qui ne sont pas forcément oubliées. Désordre revendiqué) :

Mazighan ou l'eau du ciel, un spectacle mis en scène par Thierry Poquet, avec un parcours musical initialement composé par Emmanuelle Bunel et Jean Luc Granier. Quelques jours à Dunkerque en juin 2013, une rencontre avec Souad Asla, sa personnalité magnifique, et sa voix, vibrante de cette magnificence, et le percussionniste Yassine Hifdi. Songe d'Eolie Songe, et parmi eux, donc, Souad et le mâalem gnawa Yassine, et leur savoir, et leur ressenti du désert, que je ne connais pas. En écho à cela, tout au fond de moi, une k7 de musique gnawa que m'avait fait écouter Salah Gorri lorsque j'étais enfant, et un lien très lointain qui s'établit pour moi peut-être à partir de là, que le flamenco vient consolider.

Salut für Caudwell, composé pour deux guitaristes par Helmut Lachenmann en 1977. Je l'ai travaillé avec Christelle Séry dans la foulée d'un stage à Villeneuve-lez-Avignon avec l'un des deux dédicataires de l'œuvre, Wilhelm Bruck - bel aventurier de la guitare (Avec l'ensemble Cairn à Paris & Sens, 2001/2)

Les articulations de la reine, spectacle composé (et initié) par François Sarhan, écrit par Bertrand Raynaud, mis en scène par Fred Pommerehn. Joué à Genève, Berlin, Freiburg... vers 2004/05. Du théâtre d'objet, de la danse, et une oeuvre qui nécessite d'apprendre à parler en jouant...Extrait ici.

Les quartiers de l'impro : une initiative de Soizic Lebrat et Olivier Bartissol, qui me proposèrent d'être co-fondateur du collectif 1000 morceaux. Co-fondateur alors un peu lointain, mais assez régulièrement présent dans l'aventure des quartier de l'impro (2003-2008, en sommeil à l'heure actuelle), riche terrain d'exploration de la musique improvisée dans différents contextes domestiques.

Drocs : Nom du trio électrique de musique improvisée que Soizic Lebrat (violoncelle), Olivier Bartissol (alto, pupitre) et moi même (guitare électrique) avions à cette même époque. Quelques extraits sur le my- d'Olivier (concerts à Nantes, Le Mans, Tours, Vernon...)

Encre sépia : Une maquette de cinq chansons que j'ai pu enregistrer en 2001 (?) à Agen chez Benoît Albert - un soutien très précieux dans ce type de projets assez borderline par rapport à la guitare classique (qui fut notre premier terrain de rencontre). Reproduit à la main à une vingtaine d'exemplaires, mais pour moi symboliquement important !

Le marteau sans maître (Pierre Boulez, René Char) : œuvre jouée dans son intégralité à Rouen, Eu, Dieppe, avec les solistes de l'Opéra de Rouen (2006). Dirigé avec une fluidité totale par Jean Derroyer, anéantissant la barrière parfois crispante chef d'orchestre / instrumentistes.

5 pièces opus 10 (Anton Webern) : jouée avec l'Orchestre de Paris (salle Pleyel, 2009), dirigée par le même Jean Derroyer. Frisson d'une acoustique et d'une œuvre où tout sonne, dès le plus petit mouvement d'un corps.

la guitare automatique - une leçon du professeur Glaçon : création de la conférence hilarante et sensible de François Sarhan à Johannesbourg (2009). Je suis alors musicien sur scène, mais aussi spectateur convaincu que ce compositeur creuse là une voie stimulante (qui m'évoque parfois le Pérec de la vie mode d'emploi).

pièces pour le maître et l'élève, d'Yves Clément : il s'agit de pièces pédagogiques s'appuyant et entremêlant des références fondatrices du répertoire +/- contemporain (pour guitare, mais pas uniquement) : Lachenmann, Takemitsu, Reich, Ohana, Britten...Toujours très drôle à travailler avec les élèves, faussement difficiles et véritablement enthousiasmantes. Elles n'existent malheureusement qu'en manuscrit pour le moment (mis à part "collection de timbres", édité chez transatlantiques). Jouées en (quasi) intégralité au Conservatoire de Vernon avec l'active présence du compositeur, et la participation des classes de William Martin et Vincent Maurice (Gaillon, Grand Couronne).

Living room music (John Cage) : avec Marielle Tupin, Anne Elisabeth Roger, Bernard Heulin. Musique réalisée avec le son d'objets du quotidien, joyeusement travaillée au sein d'une équipe qui avait le goût du risque et de la nouveauté. (Auditorium Philippe Auguste, Vernon - 2007. Projet initié par Véronique Willmart et Eric Doucet).

Cupio Dissolvi (Fausto Romitelli) : avec l'ensemble Itinéraire (dirigé par Mark Foster), à la fondation Royaumont en 2006. Découverte (par le jeu) de ce compositeur électrisant. Incursion vers la basse fretless.

duo avec Alain Paulo (structures Baschet) : un concert dans une école, un autre dans une crèche (Paris). Petites formes à inventer pour petites personnes. Exigeant public.

Ope 1000 : rencontre entre les disciplines du droit, du dessin, et de la musique. Le tout via l'improvisation (ou des processus questionnant la notion d'improvisation). Concept imaginé par Soizic Lebrat, exploré tous ensemble - Soizic Lebrat, Marie Bouts, Alexandre Charbonneau, moi-même - à Nantes (résidence au Théâtre Universitaire) en 2008. Relaté par Soizic et moi-même ici

Foyer : immersion dans un foyer d'hébergement pour personnes en situation de handicap (l'Episome, à Monthureux sur Saône). Avec Marie Bouts. Montage sonore, musique en direct pour ses dessins animés. Questionnement autour de l'improvisation en contexte. A lire ici. Plus ou moins consciemment, les captations sonores réalisées là bas avaient bénéficiées de l'expérience que Jean Léon Pallandre avait partagée à Mulhouse (festival Meteo) l'été précédent, concernant l'acte d'enregistrer.

Les quatres saisons du guitariste : une pièce de Benoît Albert créée par les classes de guitare du conservatoire de Lens, dirigées par Caspar de Gruil et moi même. Une écriture faussement naïve, qui révèle une poésie à (re)découvrir sans cesse (Lens, 2009).

Et ils passèrent des menottes aux fleurs (Fernando Arrabal) : une pièce de "théâtre engagée", mise en scène par une troupe éphémère (la compagnie Kohm), et pour laquelle j'improvisais la musique en direct sur scène (Paris, Théâtre Clavel, 1999). J'y ai rencontré le comédien Laurent Bonnet, avec lequel j'ai travaillé en duo par la suite (toujours sur le mode de l'improvisation). Ce qui, peut-être m'a donné l'envie à mon tour de m'exprimer avec la voix, via les chansons.

All i can remember (François Sarhan) : Défi de trouver, avec le compositeur, des solutions techniques sur l'instrument pour faire sonner l'idée. Défi de pouvoir les communiquer par la notation musicale. Possibilté, devant les limites de l'écriture (aussi précise soit elle) par rapport au geste, de me contacter  (créée à Johannesbourg en 2009). Partition disponible ici.

Le hameau électrique : groupe constitué de Mathieu Fèvre (basse électrique) et moi-même (guitare&chant), ayant comme particularité de n'avoir jamais joué en public. Il s'agissait de jouer des chansons électriques que j'avais composé, sans doutes inspirées par l'énergie rock que Luc Ex m'avait insufflé lors d'un stage à Mulhouse l'été précédent. Suite à mon départ du dit hameau, le groupe est en suspens, mais quelques traces enregistrées (low low fi...) subsistent ici (année 2006/8)

Ce qui secret : Marc Perrin et Soizic Lebrat (deux des membres les plus actifs de cette revue nantaise en ligne & physique) m'ont proposé, pour leur numéro 2 (à paraître en 2011) de faire écho à la contribution de Charles Pennequin publiée dans le numéro 1. Le thème : "maintenant le oui". La contribution de Charles Pennequin s'appelait "laisse pisser la vérité". La revue se construit grâce aux souscriptions. A bon entendeur...